Archives pour août 2011

28-08-2011

Le réchauffement climatique ne menace pas que les espècesterrestres. Les mollusques et les coraux souffrent de l’augmentation de la température de la mer Méditerranée. La résistance des coquilles et squelettes est mise à rude épreuve face à l’acidification des eaux. Explications.

Certains organismes calcificateurs (moules, coquillages et coraux) protègent leur coquille ou leur squelette de l’action corrosive de l’eau de mer. Cela leur confère une extraordinaire capacité à résister à l’acidification croissante de l’eau de mer, liée aux rejets de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère. Malgré tout, cette résistance est amoindrie quand ces organismes sont exposés à une température élevée (supérieure à 28,5 °C) durant une longue période. C’est ce que révèle une étude internationale1 codirigée par Jean-Pierre Gattuso du Laboratoire d’océanographie de Villefranche (CNRS/UPMC) et publiée dans la revue Nature Climate Change. Des résultats qui laissent à penser que le réchauffement prévu de la mer Méditerranée, couplé à l’acidification de ses eaux, va accroître la fréquence des épisodes de mortalité de ces organismes.

 

 

 

Les océans absorbent environ le quart des rejets de gaz carbonique (CO2) résultant de l’utilisation des combustibles fossiles et de la déforestation. Cela représente environ 1 million de tonnes de CO2 par heure et entraîne un bouleversement de la chimie de l’eau de mer, notamment une augmentation de son acidité. Une acidité qui peut représenter à terme une menace pour les organismes calcificateurs qui fabriquent un squelette ou une coquillecalcaire, comme les coraux et les mollusques.

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Coquille d’une moule (Mytilus galloprovincialis) maintenue à un niveau d’acidité élevé.
Les parties blanchâtres ne sont pas protégées par une couche organique et se dissolvent. © Riccardo Rodolfo-Metalpa (IAEA)

Les mollusques et coraux menacés par l’acidité élevée de l’eau

Dans cette étude, les chercheurs ont installé des coraux, patelles (coquillages) et des moules autour de l’île d’Ischia (golfe de Naples, Italie) dont les eaux sont naturellement acidifiées par des sources de CO2 liées à l’activité volcanique du Vésuve. L’utilisation d’un radiotraceur (isotoperadioactif) leur a permis de montrer que la fabrication de calcaire par ces organismes reste possible au niveau d’acidité attendu en 2100 (pH de 7,8 en 2100, versus pH 8,1 aujourd’hui), parfois même à un rythme accru. Les tissus et les couches organiques recouvrant les squelettes et les coquilles de ces organismes jouent un rôle majeur dans la protection de leurs structures de carbonate de calcium. En revanche, les parties de coquille ou de squelette qui ne sont pas protégées par des tissus ou des moléculesorganiques elles, restent plus vulnérables et se dissolvent d’autant plus vite que l’acidité est élevée. Cependant les chercheurs montrent que cette capacité de résistance est très amoindrie lorsque les organismes sont soumis à une longue période de température inhabituellement élevée (28,5 °C). La mortalité des organismes est alors d’autant plus importante que l’acidité est élevée.

Certains invertébrés marins vivent déjà actuellement à une température proche de leur limite de tolérance et subissent des épisodes de mortalité massive. La combinaison du réchauffement de la mer Méditerranée et de l’acidification de ses eaux devrait augmenter leur fréquence.

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26-08-2011

La prolifération des méduses, sans doute conséquence de la sur-pêche…

La prolifération des méduses, sans doute conséquence de la sur-pêche

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PARIS — La prolifération des méduses en Méditerranée et Mer Noire, conduisant régulièrement à la fermeture temporaire de plages, pourrait être une conséquence de la surexploitation des stocks de pêche par les pêcheurs européens, estime jeudi l’alliance Ocean2012.

Selon une étude de ce groupe d’une centaine d’organisations de défense des écosystèmes marins, « les bancs de méduses s’accroissent et les pressions exercées par des activités humaines, telles que la sur-pêche, en seraient la cause la plus probable ».

Ocean2012 note que « le prélèvement d’un trop grand nombre de poissons dans ces écosystèmes offre à ces méduses une niche écologique où elles peuvent prospérer ».

Le document précise cependant que ce facteur n’est que l’une des causes possibles avancées par les scientifiques et politiques pour expliquer le pullulement des méduses aux côtés de la modification des courants, la salinité ou la température de l’eau, voire le changement climatique.

« Certains chercheurs affirment, selon Ocean2012, que la sur-pêche permet aux populations de méduses de croître de manière exponentielle ».

L’alliance affirme en citant des chiffres de 2011, que parmi les stocks dont les données étaient disponibles dans l’UE, 63% étaient sur-pêchés contre 28% en moyenne mondiale. Pour la Méditerranée, le constat était encore plus alarmant avec 82% des stocks connus victimes d’une exploitation excessive.

Pour remédier aux dangers des méduses, dont les piqûres peuvent provoquer des brûlures voire la mort pour les personnes atteintes de troubles cardiaques ou respiratoires, Ocean2012 préconise une réforme en profondeur de la politique commune de pêche (PCP) dans l’UE sur laquelle travaillent les Etats membres depuis plusieurs mois.

Le projet de réforme de la PCP, présenté en juillet par Bruxelles et vivement critiqué par les ONG et les professionnels, vise notamment à mettre un terme à la surexploitation des ressources halieutiques d’ici 2015 et à créer un marché des droits de pêche pour contribuer à une réduction de la flotte.

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20-08-2011

Méditerranée : pêche du corail rouge interdite à moins de 50 m…

  

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La pêche du corail rouge vient d’être interdite par l’Etat à faible profondeur en Méditerranée sur les côtes

de la Catalogne française, mais les plongeurs n’apprécient pas du tout cette mesure.

 

De récentes études montrent que les stocks de corail rouge au large du Roussillon sont menacés. Le Laboratoire océanologique Arago de Banyuls-sur-Mer a donc fait part de la décision de l’Etat d’en interdire la pêche à moins de 50 mètres. Ne figurant pas dans le classement des espèces protégées ou menacées, le corail rouge est très convoitépar les plongeurs. Utilisé en joaillerie, son prix peut atteindre jusqu’à 3 000 euros le kilo, ce qui lui vaut son surnom « d’or rouge« .

Le Syndicat régional des pêcheurs plongeurs en scaphandre autonome (SRPPSA) dénonce une « entrave à la liberté du travail« , empêchant les professionnels d’exercer leurs métiers. De leur côté, les défenseurs du corail rouge entendent bien protéger cet élément phare du paysage sous-marin et l’activité touristique qu’il génère. 

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