Archives pour juin 2011

28-06-2011

Les aires marines protégées encore insuffisantes pour préserver la biodiversité méditerranéenne…

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L’emplacement du réseau d’aires marines protégées, développé depuis les années 1960 en mer Méditerranée, est efficace dans la protection de certaines espèces comme les poissons. Malgré les efforts consentis, certaines zones de forte biodiversité en tortues et en mammifères marins, localisées notamment en Afrique du nord et à l’extrémité est du bassin méditerranéen doivent faire l’objet d’une attention plus particulière. Voici le principal constat de l’étude internationale menée notamment par des chercheurs du laboratoire écologie des systèmes marins côtiers (CNRS/IFREMER/IRD/Université Montpellier 2), de l’Institut des sciences de l’évolution (CNRS/IRD/Université Montpellier 2) et du laboratoire écosystèmes marins exploités du centre de recherche halieutique (IRD/IFREMER/Université Montpellier 2) et dont les résultats sont publiés sur le site des revues Current Biology et Global Ecology & Biogeography.

La mer Méditerranée contient 4 à 18% des espèces marines, ce qui est considérable sachant qu’elle représente moins de 1% de la surface de l’océan mondial. Ce « point chaud » (hot spot) de biodiversité est devenu une région prioritaire dans un contexte planétaire de prise de conscience de la nécessité de protéger les espèces. La mer Méditerranée est aussi l’un des espaces maritimes où l’action de l’homme est la plus marquée avec une forte pression de pêche, une forte densité de population (175 millions d’habitants sur l’ensemble du pourtour méditerranéen et 350 millions de touristes par an), une pollution sans cesse grandissante et une température moyenne qui devrait augmenter (+3,1°C d’ici 2100). Pour protéger les espèces et les habitats, plus d’une centaine d’aires marines protégées (AMP) ont été créées en Méditerranée depuis les années 1960. Cependant elles ne couvrent que 0,4% de la surface totale (9 910 km²) et ont été créées dans un contexte politique et socio-économique local sans véritable stratégie à grande échelle.

Les chercheurs du consortium ont compilé une base de données recensant la distribution géographique des mammifères marins, des tortues, des oiseaux, des poissons et de quelques invertébrés afin d’identifie r, pour la première fois, le chevauchement spatial de la biodiversité avec les réserves marines et les pressions anthropiques. Ils montrent que les différentes composantes de la biodiversité méditerranéenne ne sont pas concentrées aux mêmes endroits et que certaines, comme les tortues ou les mammifères marins, sont exclues du réseau d’aires marines protégées.

Cette approche à large échelle montre l’urgence d’augmenter la surface protégée en Méditerranée pour conserver les nombreuses composantes de la biodiversité face à une pression humaine toujours croissante. Ce travail suggère une gestion de la biodiversité qui dépasse le cadre des politiques nationales et les contraintes historiques. L’enjeu est désormais de mieux positionner les nouvelles aires marines protégées notamment dans des zones jusqu’alors délaissées qui présentent néanmoins une forte biodiversité, par exemple la côte Nord-Africaine ou l’Adriatique

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26-06-2011

Lâcher de Tortue…

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En novembre 2010, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage était alerté par la gendarmerie maritime qu’un pêcheur de Saint-Cyprien avait ramené dans son filet, une tortue affaiblie. Il s’agissait en fait d’une tortue caouanne (caretta caretta), seule tortue marine nidifiant en Méditerranée.

 Cette tortue a été immédiatement récupérée afin de la transférer au centre d’étude et de sauvegarde des tortues de Méditerranée au Grau-du-Roi, dans l’Hérault.

Et tout récemment, après six mois de soins en attendant que les eaux de la Méditerranée se réchauffent, c’était le retour à la liberté pour la jeune tortue, après lui avoir posé une bague d’identification. Le lâcher s’est déroulé au large de Banyuls, en collaboration avec le correspondant du Réseau des tortues marines de Méditerranée française du laboratoire Arago (UPMC, CNRS) ainsi que les agents de la réserve naturelle marine de Cerbère-banyuls.

C’est l’occasion de rappeler que les tortues marines sont des espèces menacées – à cause de la pollution, de la raréfaction des sites de ponte, des collisions – et protégées. En cas de découverte d’un spécimen vivant ou mort, il est impératif de contacter le responsable régional du Réseau des mammifères marins et tortues marines de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage au 06 27 02 58 66 ou laurent.dupont@oncfs.gouv.fr

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22-06-2011

Dans l’EXPRESS….  » Pollution: alerte rouge en Méditerranée « 

Présenté par le Sénateur PS de l’Aude Roland Courteau, le rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST) dresse un constat alarmant pour la flore et la faune méditerranéennes.

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Urbanisme littoral démesuré, pollutions agricoles, rejets d’hydrocarbures, plateformes d’exploitation pétrolières à risque, contaminations chimiques: votre rapport sur la Méditerranée est quasi apocalyptique. Comment en est-on arrivé là?

C’est vrai, la situation est préoccupante. En se projetant à l’horizon 2030 et en tenant compte des effets du réchauffement climatique, des pollutions émergentes comme celles des produits pharmaceutiques peu filtrés par les stations d’épurations -quand elles existent!-, on aboutit à un état des lieux très inquiétant. En fait, on est proche d’un point de non retour. Il est tout juste de temps d’agir! Nous ne sommes pas loin de l’alerte rouge. On peut d’ailleurs s’étonner que la prise de conscience des maux qui rongent la Méditerranée ne soit pas plus élevée autour de son bassin. 

C’est un constat d’échec des divers dispositifs mis en oeuvre?

Depuis 1976, des politiques de coopération et une ébauche de gouvernance anti-pollution existe au travers de la Convention de Barcelone et de son Plan d’action Méditerranée (PAM). Celui-ci gère une dizaine de protocoles conclus avec 21 états riverains, mais le bilan est en demi-teinte, car nombre d’états ne mette nt pas en oeuvre les accords qu’ils ont ratifiés! De son côté l’Union européenne ne peut intervenir que sur son périmètre. Quant à l’Union pour la Méditerranée elle est encalminée et bute sur les questions géopolitiques des territoires occupés par Israël. Il faut donc dissocier du contexte politique le traitement technique des dossiers et traiter des questions de fond via une agence de protection où les décisions seraient prises non plus à l’unanimité, comme c’est le cas avec la convention actuelle, mais à la majorité qualifiée. 

Vous parlez d’apurer le passé?

La mer garde la mémoire de toutes les agressions qu’on lui fait vivre. Depuis des décennies par exemple, le relargage de produits comme les PCB et des polluants organiques persistants, est interdit dans l’Union européenne. Néanmoins, ils persistent dans l’environnement marin, s’y lyophilisent, facilitant leur transmission dans la chaîne alimentaire, ce qui n’est pas acceptable. S’y ajoute, dans les pays de la zone sud et Est du bassin, ces stocks de pesticides interdits d’usage et qu’il s’agirait de détruire. Sans parler des plateformes pétrolières souvent vétustes, qui présentent des risques mais dont on n’arrive même pas à connaître l’ancienneté! 

Sur quelles futures menaces faudrait-il agir dès à présent?

Il y a deux domaines où la situation peut vite devenir gravissime. La consommation des produits pharmaceutiques -antibiotiques et anticancéreux ou perturbateurs endocriniens- et la polymérisation de la mer -ces minuscules débris de plastiques qui fixent les polluants et les transmettent à la chaîne alimentaire par l’intermédiaire du phytoplancton. Il est essentiel d’amplifier les recherches sur la façon dont les stations d’épuration filtrent, ou non, ces pollutions selon les molécules concernées. 

Vu le contexte, les aires marines protégées déjà en place vous semblent-elles trop fragiles?

A l’évidence. Beaucoup parmi la vingtaine existant aujourd’hui, ne sont des aires protégées que sur le papier, faute de moyens de gestion -voire de police. Mais il faut amplifier le mouvement et donner une nouvelle impulsion à ces territoires, qui sont des conservatoires de biodiversité. J’ai d’ailleurs bon espoir de voir prochainement aboutir en Languedoc-Roussillon, sur 4000 km2 entre Leucate et Port Cerbère, un parc naturel marin de la Cote Vermeille qui s’ajoutera à celui de Porquerolles. Il s’agit de faire en sorte que la Méditerranée reste un point fort de la biodiversité planétaire. 

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21-06-2011

Posidonies en danger !

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Les posidonies sont des lieux très importants pour la méditerranée. Elles assurent la production d’oxygène par la photosynthèse mais constituent aussi la pouponnière pour de nombreuses espèces. Cependant, tout plongeur habitué à ces herbiers sait que les rencontres sur un fond 100% posidonien sont assez rares. Ces phanérogammes (ce ne sont pas des algues) sont assez denses et pour la plupart des organismes, elles constituent un milieu difficile à traverser autrement que par la nage en pleine eau.

les posidonies courent actuellement un grand danger en méditerranée de par la prolifération de Caulerpa taxifolia, une algue tropicale qui envahit les herbiers. La conséquence est que bon nombre « d’usagers » de l’herbier ne peuvent plus y vivre, pondre les oeufs, etc… Des efforts doivent être fait par les pouvoirs publics pour protéger ces herbiers. Leur manque de réaction pour un problème qui commence à toucher les économies locales des pêches est symbolique de la méconnaissance de l’importance d’un milieu tout à fait vital pour la méditerranée. Mais il appartient aussi aux plaisanciers de faire en sorte de ne pas mouiller leurs ancres sur des herbiers. En effet, les ancres arrachent les posidonies et peuvent remonter les Caulerpes et ensuite les transporter vers des sites sains. La résistance de l’algue est telle qu’elle peut repousser sans problème en étant « transplantée  » d’un lieu à l’autre. Il y a donc un effort d’éducation à faire pour protéger un milieu fragile mais extrèmement important.

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21-06-2011

Halte au pillage du Corail Rouge Catalan !

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La pétition en ligne….

http://www.lapetition.be/en-ligne/Halte-au-pillage-du-corail-rouge-Catalan-5501.html

 

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21-06-2011

Reportage FRANCE 2 sur l’Erosion du littoral Méditerranéen Français…

Le littoral Roussillonais connait la même problématique que son homologue de la côte d’Azur…

http://www.dailymotion.com/video/xfe491_erosion-du-littoral-francais-mediterraneen_news

 

 

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21-06-2011

Une plage non fumeur en Méditerranée…

La mairie de La Ciotat a décidé de suivre l’exemple de New York en mettant en place cette saison une plage où la fumée est interdite. Située au centre-ville de cette station balnéaire, les baigneurs de la plage Lumière passent désormais sous un panneau d’entrée indiquant qu’ils entrent en zone non-fumeur. Une signalétique est en cours d’installation et des cendriers en forme de cigarette ont d’ores et déjà été disposés tout autour de cette plage. L’objectif de cette mesure n’est pas tant la prévention du tabagisme que la volonté de voir la plage débarrassée de ses mégots. Car la prévention et la distribution de cendriers de plage n’avaient guère amélioré la situation ces dernières années, alors que de nombreux utilisateurs se plaignent de se retrouver allongé sur des mégots. «Les gens peuvent se baigner et aller fumer au niveau des cendriers», a précisé un élu, ajoutant que le but est de ne «plus avoir de mégots sur la plage»… A quand dans les PO ?

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21-06-2011

GIZC… Quezako ?

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On en parle de plus en plus… Mais qu’est ce que le GIZC ?

La gestion intégrée des zones côtières (GIZC) est une démarche et un outil de gouvernance des territoires littoraux visant un développement durable. Elle promeut une gestion intégrée de l’espace et des ressources prenant simultanément en compte les enjeux terrestres et marins, naturels économiques et sociaux d’une zone littorale définie comme territoire cohérent de réflexion et d’action.

Elle e st née des suites du Sommet de Rio en 1992 et de l’approche Agenda 21.
L’Europe l’a recommandée par une série de communications, démonstrations et recommandations (2002-413-CE).
Elle est notamment recommandée en 2002 sur la gestion de l’eau une priorité mondiale pour le développement durable.

En France, la Commission Environnement Littoral (2002) a défini la GIZC comme « Processus dynamique, continu et itératif destiné à promouvoir le développement durable des zones côtières».

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21-06-2011

Parc Marin… C’est parti !

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La ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet a officialisé la création du Parc Marin des Pyrénées catalanes. Cette zone de protection, qui s’étend de Cerbère (66) à Leucate (11), devient donc le 3ème parc marin Français, après celui de la mer d’Iroise, dans le Finistère, et de Mayotte, dans l’océan Indien. L’objectif est de protéger les 1 200 espèces animales et les 500 variétés végétales, tout en permettant un développement harmonieux des activités de plaisance, de pêche et de transport maritime. Le parc, qui s’étend sur 1 000 kilomètres, inclut la réserve marine  de Cerbère-Banyuls.

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20-06-2011

Scélérate ou effet d’optique ?

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Une vague énorme dressée au-dessus d’une mer d’huile, et se dirigeant droit sur leurs bateaux. C’est la vision qu’ont eu mardi soir des pêcheurs de Banyuls.

A peine jeter leurs filets à deux kilomètres de la côte quand ils ont aperçu une vague d’une dizaine de mètres venant vers eux.

Effrayés, ils sont rentrés au port à toute vitesse. Mais à terre, personne n’a rien vu venir… Le rouleau gigantesque se serait donc évanoui ? 

Pourtant, la  vague a bien été observée depuis le sémaphore du cap Béar. Mais de là-bas, la lame semble beaucoup moins impressionnante.

Les sondes n’ont pourtant rien détecté

«Le guetteur sémaphoriste a vu une vague d’un mètre de haut», raconte le Lieutenant Ingrid Parrot, de la Préfecture maritime de Toulon (Var). Elle ajoute qu’elle doute que le guetteur se soit trompé : «La mer était d’huile et les conditions météorologiques exceptionnellement bonnes.»

A Banyuls même, ils sont encore plus dubitatifs. Les sondes (houlographes) localisées en mer n’ont rien relevé d’anormal.

«Au niveau de l’houlographe, à l’heure dite, on n’a pas constaté de vague», explique Sophie Sanchez de l’Observatoire océanologique de Banyuls. Elle admet toutefois que la vague a pu disparaître entre l’endroit où les pêcheurs l’ont vue et celui où la sonde est implantée.

Illusion d’optique

«Par exemple, si la vague a été vue à 10 kilomètres au large, et que notre sonde est localisée à deux kilomètres du rivage, elle a pu ne pas la détecter», sourit Mme Sanchez.

A la mairie de Banyuls, on rigole pas mal de cette histoire : «Je crois qu’ils ont eu un mirage» affirme Claudine Serrallongue à la mairie. «Un cargo a dû passer au large…»

En effet, le grand soleil qui brillait en cette fin d’après-midi a pu faire des reflets sur l’eau. Les pêcheurs pourraient donc bien avoir été victimes d’une illusion d’optique.

Ou alors était ce bien une vague scélérate ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Vague_sc%C3%A9l%C3%A9rate

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